Bilan Soundbather 2025 - Partie 1

2025 is dead long live 2026, c'est l'heure du bilan !

Toute l'équipe de Soundbather vous souhaite une belle et heureuse année 2026 ! C'est presque devenu une tradition désormais, quoi de mieux pour démarrer l'année que d'évoquer les productions musicales qui nous ont fait chavirer en 2025 ? Pour démarrer cette première salve de bilan musicaux, c'est Léo, Ecafils et Asukero qui passeront en premiers sur la planche. En fin d'article, vous retrouverez la sélection 2025 des morceaux préférés des auteurs de l'article sous forme d'une playlist Youtube.

Léo

Bilan 2025 Léo

Malgré la mort de grands noms de la scène musicale comme les légendaires Brent Hinds, guitariste emblématique de Mastodon, ainsi que celle de notre bien aimé Prince des Ténèbres, 2025 reste une année riche en sorties qui m’ont marqué.

Autant commencer par l’éléphant dans la pièce : Deftones a une nouvelle fois conquis mon coeur avec un Private Music absolument dantesque. Rien à jeter dans ce dixième disque maîtrisé de A jusqu’à Z, sans temps mort et avec une plus grande versatilité que Ohms sorti 5 ans auparavant. Rien de plus à dire qu’un grand bravo, il ne quitte pas mes oreilles depuis août. Mon album de l’année sans trop de débat !

Au niveau de mes attentes, beaucoup de belles surprises ! Je ne m’attendais par exemple pas à autant apprécier Saddiction de feu Hangman’s Chair, successeur d’un A Loner magistral. Ce cru 2025 renoue avec des éléments de Banlieue Triste tout en gardant ce côté Cold Wave mélancolique si enivrant dans leur musique. Ensuite, LANDMVRKS et Novelists ont fait trembler la sphère Metalcore avec The Darkest Place I’ve Ever Been et CODA, deux œuvres qui m'ont accompagné durant chaque mois de cette année. NEVER ENOUGH de Turnstile vient confirmer le talent d’une formation que l’on ne présente plus, suite logique et accrocheuse de GLOW ON. Mes chouchous angevins de FRAGILE m’ont tout autant régalé et touché avec Big Big Smile à la hauteur de mes attentes. Une pépite de Post Hardcore Emo comme je les aime ! Enfin, comment ne pas parler de la bombe que BRUIT ≤ a lâché sur la scène Post Rock avec The Age Of Ephemerality ? Que cela soit en studio ou en live, ils ne cessent de nous proposer une musique forte, engagée et belle qui ne cesse de me transporter et de me fasciner.

Il est temps de parler de quelques déceptions. Sans être non plus mauvais, Between The Buried And Me nous a sorti un The Blue Nowhere intéressant mais contenant trop de longueurs pour me permettre de pleinement réussir à m’immerger dans cet univers. Par contre, Architects m’a définitivement perdu. The Sky, The Earth & All Between est un ratage complet, symptomatique d’un groupe qui s’est perdu il y a 4 ans et qui est passé du groupe à qui tout le monde voulait ressembler à celui qui est devenu fade au possible. Enfin, j’aimerai finir ce paragraphe sur Deafheaven. Fan absolu du groupe, j’avoue que la première écoute de Lonely People With Power fut déroutante. Mais avec le temps, il s’est imposé dans mon cœur et m’a conquis sur la durée.

J’aimerai finir ce bilan sur ma plus belle découverte de l’année : Ethel Cain. Dès les premières notes, j’ai eu un profond coup de cœur pour sa Pop hypnotisante aux aspects Folk et Shoegaze. À partir de ce moment, sa musique n’a cessé de me transporter et de me fasciner. Une artiste qui mérite amplement que vous lui laissiez sa chance tant elle peut paraître unique dans le paysage musical actuel.

Ecafils

Bilan 2025 Ecafils

À force de rafler toutes les meilleures sorties, les années paires n’en finissent pas de faire de l’ombre à leurs sœurs impaires. Malheureusement 2025 est de celles-ci, et à l’image de 2023, se retrouve bien avare en sorties marquantes.

Le retour, au meilleur de leur forme, de quelques madeleines de Proust a malgré tout fait le plus grand bien. Les sorties de Franz Ferdinand et The Hives ont été l’occasion de remplir le dossier des écoutes en boucle de hits en puissance mais ce sont surtout les découvertes qui m’ont tenu sur la durée.

Dénichée grâce à St. Vincent l’année dernière avec l’écoute tardive de son Pompeii, Cate Le Bon peut enfin se hisser dans mon top annuel avec un Michelangelo Dying duveteux à souhait et compagnon parfait des soirs de spleen.

Médine est revenu fidèle au poste avec Stentor Act.I pour nous rappeler de ne pas nous tromper de combat, en cette période où l’actualité se montre toujours plus éprouvante. Bien qu’il ne s’agisse que d’un EP, la présence en bonus de singles sortis précédemment en font une œuvre très complète et L’4MOUR est probablement un des textes les plus importants à avoir été posé sur disque cette année.

Enfin, le soleil qui a éclairé toute cette année 2025 pour moi est la découverte de Tunng dès la fin du mois de janvier. Si Love You All Over Again ne sera pas non plus l'œuvre de la décennie, sa douceur continue de m’accompagner quand le besoin de répit se fait sentir. La véritable révélation s’est faite lors de leur concert au Cactus Café de Bruges en mars. Le concert a été une telle bulle de joie, de simplicité et d’énergie positive que j’en suis ressorti comme sur un nuage. La setlist ne m’a pas quitté depuis et est sûrement “l’œuvre” que j’ai le plus écouté cette année.

J’espère que vous aussi vous avez pu trouver un disque pour illuminer 2025 et je vous souhaite une bonne année 2026. Avec un programme déjà chargé, celle-ci s’annonce déjà comme la digne héritière des années paires.

Asukero

Bilan 2025 Asukero

2025 fut pour moi une année de décrochage; j’ai tant bien que mal essayé de suivre les sorties mais sans avoir le temps de poncer certaines productions et encore moins de faire de nouvelles découvertes. Considérez donc ce bilan comme une sélection plus qu’un top.

Je pourrais dédier uniquement ce bilan aux albums de psychédélique tant l’année a été pachydermique pour le style. Naxatras revient en force avec V, un album soyeux, qui nous fait regarder vers l’orient mais également très loin dans l’espace. Mes chouchous de Yoo Doo Right sont encore là, ils reviennent avec Yoo II avec Nolan Potter, un album de krautrock / free-jazz en collaboration avec le multi-instrumentiste texan et leurs camarades de la scène rock psyché québécoise Population II. 43 minutes de jam endiablée avec saxophone, flûte et autres expérimentations kraut comme on les aime !

Enfin big up à GROS CŒUR, formation wallonne découverte au Desertfest qui a fait le choix de chanter dans la langue de Molière. Un parfait moyen pour faire des compositions qui sentent le soleil et qui rentrent durablement dans la tête.

Je ne résiste pas à l’envie de parler de Violence Dimension de Conan. Certes l’album ne réinvente pas le doom mais ils ont atteint des niveaux de lourdeur qui nous font penser qu’ils n’ont pas inventé l’eau chaude non plus ! Avec le single Desolation Hexx jusqu'au boutiste, Total Bicep qui juste par son nom annonce la séance de bourre-pifs dans le pit et un larsen de dix minutes en clôture, l’écoute de cet album vous garantit un aller simple vers l’âge de pierre et le pire c’est qu’on en redemande !

Enfin vous le verrez beaucoup ailleurs mais je me dois de conclure avec Coroner qui a enfin sorti son nouvel album, 32 ans après le dernier. Je n’étais pas né à l’époque mais j’étais bien là en 2011 lors de la reformation du groupe. L’ado fan de thrash que j’étais n’aurait jamais cru devoir attendre 14 années supplémentaires pour pouvoir poser ses oreilles sur de nouvelles compositions. Les attentes et les craintes étaient grandes mais elles furent balayées dès la première écoute. Coroner a gardé tout ce qui faisait son succès dans les années 90 avec son thrash metal technique, à la fois puissant et complexe, mais remit au goût du jour grâce une production chirurgicale. Dissonance Theory est une leçon de metal, maîtrisée à la perfection, vraiment on ne pouvait pas rêver de mieux.

Bonne année 2026 !

Notre playlist bilan 2025 :