Bilan Soundbather 2020 - Partie 2

Deuxième partie de la trilogie de bilan de l'équipe Soundbather. Les 4 participants du jour sont Drey Talquor, Mear, Coco & Waltaire Meulone. Prenez des notes, on est sur que vous allez découvrir de belles choses pour satisfaire vos petites oreilles.

Drey Talquor

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Est-ce que 2020 sera une année que l'on gardera dans nos mémoires ? Je pense que la réponse sera négative pour beaucoup. La pandémie et les confinements nous ont certes privé de concerts, mais ont permis à nombre d’artistes de sortir d’excellents disques. Voilà un des rares points positifs de cette année : nous avons eu une sublime soundtrack pour égayer nos cœurs.

Pour ma part je suis resté sur des flots connus : la plupart des disques que j’ai apprécié viennent de styles dont je suis déjà un fervent adorateur.

Dans le stoner, je salue les efforts de Yuri Gagarin, REZN, Lowrider, Elephant Tree, ainsi que le surprenant virage rock prog de Kadavar. Une année placée sous le psychédélisme et l’aérien pour les musiques fuzzées. Ma découverte de l’année sera sans aucun doute les toulousains de Slift et leur album Ummon, pépite de rock psyché que je vous conseille.

Un univers qui m’a conquis cette année est celui du post-rock, la faute à Oscillate de pg.lost et On Circles de Caspian se plaçant très haut dans mon top. Mais ma perle du genre sera Mirrors de Still Motions, un groupe promis à un bel avenir. Pour ce qui est du post-metal, je vous renvois sur ma chronique de Phanerozoic II de The Ocean. Un incroyable voyage qui se bat la première place avec Unfold The God Man de Psychonaut.

Pour finir, à mes amateurs de synthwave en plus de l’excellent album de The Weeknd, je ne peux que vous recommander de foncer sur Mr Experience de Donny Benét. Un disque tellement guimauve qu’il fut mon plaisir coupable de cette année.

Tout ce que j’espère pour 2021, c’est une année aussi qualitative !

MearHXC

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Ne suivant pas attentivement les sorties annuelles, il n’est pas évident pour moi de vous en faire un bilan. Néanmoins, j'ai essayé de regrouper ci-dessous mes sorties marquantes des 365 jours écoulés :

Quand vient l'automne, mon cœur recherche toujours une certaine mélancolie. L'année dernière mon bonheur fut trouvé avec Post Malone et Hollywood's Bleeding. Pour 2020, cette place a été occupée par The Weeknd. Son album, After Hours, est un bijou de pop efficace, rythmée, prenante. Invitant la synthwave dans son monde, ce cher Abel développe un univers coloré, nocturne et aigre-doux. Un hommage à ces nuits dont seules les étoiles sont témoins, parfois radieuses, parfois bien sombres.

Vous ne le savez peut-être pas, mais la scène acidcore française est parmi l’une des plus foisonnantes du monde. Régulièrement, des EPs sortent en regroupant plusieurs tracks de producteurs Made in France, les Acid Pirate. Cette année, le numéro 08 sorti sur le label UndergroundTekno a attiré mon oreille. Protokseed, Brain Impact, SKRY, plusieurs gros noms de la scène française nous y régalent avec leur vision de l’acid. Un rythme endiablé sur Air Force, des kicks destructeurs sur Ketablet et De Flegzeuh ou encore des lignes mélodiques accrocheuses sur Poison, il y a de quoi ravir toutes les oreilles !

Je terminerai par plusieurs albums appréciés mais pas forcément aussi marquants que ceux que je viens de citer : Slow Decay de The Acacia Strain, Simulcast de Tycho, Sign of the Devil de Dopelord ou encore Cannibal par Bury Tomorrow. De l’apaisement, de la bagarre, du doom terriblement efficace, en veux-tu en voilà. Intéressez-vous à ces sorties si le cœur vous en dit et je vous donne rendez-vous en 2021. Force et Honneur.

Coco

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N'ayant pas grande chose à me mettre sous la dent en terme de concerts et de festivals en 2020, il ne restait alors plus que les albums et les EP que j’ai pris le temps d’écouter. Voici ceux qui ont attiré mon attention.

Commençons par deux albums qui seront à coup sûr dans mon Top.
Magic Oneohtrix Point Never de Oneohtrix Point Never est un trip auditif qui invite l’auditeur à passer à travers l’auto-radio pour découvrir des univers toujours aussi foutraque chez le musicien : pop de chambre, musique ambient, sonorités new-age, synthwave, vaporwave. Un album qui synthétise avec brio l’évolution musicale et sonore de Daniel Lopatin.

Vient ensuite Phoenix: Flames Are Dew Upon My Skin de Eartheater qui navigue entre folk contemporaine, arrangements "modern classical" et glitchs sonores (lorgnant même sur la noise, le drone et la dream pop). Cet album dégage une mélancolie assumée et portée par une voix exceptionnelle, laissant exprimer une consumation émotionnelle et physique à l’image du phénix qui renaît toujours de ses cendres.

Pour le reste, je pourrais citer le dernier EP en date d’Overmono (chroniqué ici), Fatima Yamaha, Squarepusher, Autechre, Vaisseau, Caspian, Elephant Tree, REZN, Khruangbin, Yves Tumor, Arca, Sevdaliza, Shygirl, The Weeknd, Denzel Curry & Kenny Beats, Lous and The Yakuza, Laylow… la liste est encore (trop) longue pour tou.te.s les citer.

Il convient de dire également que nombreuses ont été les méthodes et les solutions destinées à soutenir les artistes, les labels ou les scènes que nous chérissons le plus. Puisse cela se poursuivre en 2021 !

Waltaire Meulone

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Nombreux sont les albums ayant attiré mon attention cette année et parmi eux, quelques-uns se sont hissés sans le moindre problème dans mon panthéon.

Je ne peux m’empêcher de faire un petit aparté « mention honorable » pour Tascam Tapes de DeWolff et leur bijou de blues rock psychédélique, Refractions de Lowrider qui rappelle qu’ils font partie des tontons du stoner tel qu’on le connait, ainsi que Lucifer III de Lucifer qui vous enveloppera dans un son de rock occulte diablement efficace.
Pour les pépites, en voilà deux : Tsiolkovski avec Molniya vous enverra en un claquement de doigt dans les étoiles avec son stoner psychédélique, tandis que le son lourd du doom de Lucid Grave se chargera de vous ramener sur terre avec Goddess Of Misery.

Mais passons au classement en quelques mots.
En 3ème place, avec leur doom aérien, les anglais d’Elephant Tree m’avaient déjà charmé en 2019. Ils ont fini par m’avoir complètement en 2020 avec Habits qui est mon album de stoner de l’année.

En 2nde place, un seul nom : Hayley Williams avec Petals For Armor. Premier album solo de l’artiste qu’on connaît pour sa position de front-woman dans le groupe Paramore, elle signe ici une production des plus personnelles et touchantes, nous dévoilant sa personne sans aucune retenue.

En 1ère place, c’est Bring Me The Horizon qui, avec leur EP POST HUMAN: SURVIVAL HORROR, a raflé le grand prix. 32min qui m’ont fait l’effet d’une madeleine de Proust et qui sonnent telles une rétrospective de la carrière du groupe.

En espérant que 2021 nous gâte tout autant que 2020 l’a fait !

Retrouvez le bilan de l'équipe sous forme de playlist avec une sélection des morceaux qui nous ont marqués :